En complément de la Revue de Presse du n°38, voici la sélection détaillée des magazines et revues utilisées.
Alibi n°4 : Alibi est né au début de cette année 2011, dans le but iconoclaste de tisser le lien entre littérature policière et réalité criminelle. Loin des Nouveau Détective-likes, Alibi est une revue qui puise son originalité dans le monde du noir, aussi bien fictionnel que réel. Dans le n°4, la revue, dirigée par Marc Fernandez se penche, entre autres, sur les secrets d'État.
Amusement n°12 : Abdel Bounane et ses sbires ont choisi, comme bien d'autres, de traiter de l'univers de jeu vidéo et de l'informatique. Mais comme peu d'autres, ils le traitent avec soin et justesse. C'est avec une mise en page chic et un papier glacé que sont mis en branle les phénomènes sociaux, économiques et, bien sûr, ludiques de notre nouveau monde.
Double n°22 : Double est un magazine de mode. Un très gros magazine de mode biannuel, qui, à l'image de son format (A4 paysage en gros) et de ses 238 pages, rompt avec une bonne partie de ses congénères. Son dernier numéro est consacré à la culture blog qu'il retranscrit sur papier dans un fouilli représentant à point la prolifération de l'information et de l'image due aux technologies informatiques. Fabrice Paineau joue ici un joli tour de force, en démontrant à la fois la victoire des blogs et la nécessité du papier.
FHM n°21 : La version française du fameux "Magazine pour lui" américain n'a pas à rougir de son acolyte d'outre-atlantique. Même fascination pour la paire nichons/cul, même style dandy lorsqu'il s'agit d'apprécie un beau carbu et même émoustillement de la matière grise au moment de lire l'interview de la dernière bombasse de Glee.
I Heart n°6 : La baseline d'I Heart veut tout dire : "Magazine culturel itinérant". Sur ses 6 premiers numéros, ce magazine s'est baladé d'Austin à la Côte d'Azur, en passant par Buenos Aires et Stockholm pour finir par ce numéro 6 et la merveilleuse Big Easy : la Nouvelle-Orléans. Eléonore Klar et ses amis sont allé fureter du côté du rock et de la pop, bien sûr, mais ont eu l'excellente idée de mettre en avant la culture Bounce qui est en train, 20 ans après sa création, d'envahir le monde grâce aux incroyables Big Freedia, Katey Red et autres Rusty Lazer.
L'imparfaite n°3 : Peut-on parler de fion tout en ayant l'air de pavoiser sur la difficile tenue des élections en RDC. Bien évidemment, puisque L'imparfaite, revue socio-érotique le fait avec brio. Entre bizarrerie anthropologiques, curiosité historique, et excitation sociologique, L'imparfaite et ses rédacteurs en chef Damien Bright et Quentin Girard pénètre au plus profond de nos envies.
Marie-Claire 2 n°HS : Parce qu'il faut bien l'avouer, un seul ne pouvait suffire.
[Obsküre] n°6 : Ce jeune magazine bimestriel s'est choisi un thème peu commun : la culture dark. Bien qu'il ne l'oublie pas, Obsküre n'est pas obsédé par le seul métal mais par tout ce qui constitue, de près ou de loin, la culture coté sombre. De Sigur Ros à Skinny Puppy, en passant par Emil Cioran, Emmanuel Hennequin et Nikö Pingnelain se veulent éclectiques pour satisfaire notre naturel besoin d'obscurité intellictuelle.
Schnock n°1 : Quel formidable mook que voilà, tordant le cou au jeunisme ambiant, et brandissant bien haut la vitalité de l'esprit vieux. Christophe Ernault et Laurence Rémila, rédacteurs en chef, revendiquent cette vérité : loin d'être un naufrage, la vieillesse est un climax de l'humanité. Avec Jean-Pierre Marielle comme parrain du premier numéro, ils ne pouvaient pas trouver plus beau symbole.
Standard n°33 : Fin alliage entre mode et culture, Standard ouvre une gentille porte de sortie aux gens qui désespèrent de voir les deux rassemblés. Magali Aubert et Richard Gaitet consacre leur dernier numéro en date, le 33, à la vie domestique. Vaste sujet.
Trois Couleurs n°HS#7 : Le magazine habituellement gratuit des cinéphiles de MK2 se fend, de temps en temps d'Hors Série payant. Sous l'égide du rédacteur en chef Étienne Rouillon, le 7e du nom se consacre au jeu vidéo et à son histoire.
The Wire n°333 : L'anglais The Wire est une légende pour tous les mélomanes assoiffés de musiques nouvelles. Un 333e numéro qui fait sa couverture sur DJ /rupture, ça veut tout dire. Rien de plus, si ce n'est qu'il faut se faire souffrance et lire chaque ligne de ce trésor mondial.