Aimer ou ne pas aimer les jeux Rockstar Games relève de la pure subjectivité. Car lorsqu'ils font quelque chose, ils le font non seulement bien mais également avec la manière.
Le point commun entre tous les jeux édités par la franchise consiste en un souci très particuliers attaché au détail, afin d'assurer une immersion parfaite du joueur. Reproduction exacte des plans d'une ville, modélisations des armes et même des munitions, doublages et effets sonores d'une grande qualité, le professionnalisme est toujours là et c'est très agréable. Ce sens du qualitatif, on le retrouve jusque dans la présentation du jeu. C'est ainsi qu'à l'occasion de la sortie de Max Payne 3 (le 18 mai), Rockstar organise des sessions de jeu privées dans toute la France, par groupe de trois personnes, dans des hôtels de luxe, afin d'optimiser la découverte du jeu. Et ca marche, car l'écriture d'un article après avoir joué plus d'une heure à la version démo, au lieu de s'entasser à 50 dans une salle pour regarder un développeur s'amuser, est beaucoup plus objective.
La licence Max Payne occupe une place très particulière chez Rockstar. En effet, on est plutôt habitué à des jeux d'action, enquête, immersifs en monde ouvert qu'à un TPS ultra scripté. Qui plus est le lancement du premier trailer fut loin de faire l'unanimité lorsqu'au moment de renouer avec ce bon vieux policier en cuir dans les rues humides de New-York, on se retrouve sous le soleil du Brésil avec un chauve barbu en chemise à fleur. Heureusement, il suffira d'un second trailer explicatif pour renverser la tendance et rassurer les fans. Max Payne est toujours là, sombre, violent et en Bullet Time.
L'objet de ce premier test est de vous mettre l'eau à la bouche et non de spoiler le contenu du jeu. De toutes manières avec RG on sait que le scénario sera là alors autant passer tout de suite au côté technique de la bête. Bla bla bla c'est beau, ça le sera encore plus sur PC car le jeu sortira sur toute plate forme (2 semaines plus tard que sur console) bla bla bla... Après avoir jouer une heure, les gros points forts résident dans l'absence de temps de chargement. L'expérience de jeu est donc extrêmement soutenue avec des enchainements de cinématiques puis de gun fight. Ca tombe bien car cette licence a toujours été reconnu pour son côté John Woo et il est toujours présent. Le second point fort concerne l'intelligence artificielle qui est vraiment de haute qualité. Selon le type d'ennemi et de terrain, les combats seront très différents. Un groupe de paramilitaire dans un stade essaiera plutôt de vous encercler en maintenant des tirs de couverture alors que les gangsters des favelas auront des tendances plus kamikazes. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une vraie pression mise sur le joueur... afin d'utiliser le Bullet Time. On l'a vu et revu depuis 10 ans, dans des films et des jeux... on ne s'en lasse pas. Surtout avec une aussi belle localisation des dégâts. Courez, plongez au ralenti, visez la main d'un ennemi pour le désarmer, les jambes pour le mettre à genoux, le ventre pour qu'il se plie en deux ou tout simplement la tête pour passer outre le gilet pare-balles (ndla, le Nut Shot fonctionne à merveille).
Côté immersion, Max conserve sa voix d'origine, ses monologues et ses cauchemars. La bande son est parfaite et finalement Sao Paulo se révèle glauque à souhait. Les développeurs se sont rendus sur place et ont obtenu de la part des autorités locales un nombre d'informations et de données impressionnant dont certaines photos carrément morbides. L'ambiance est donc là et Rockstar signe un nouveau grand jeu, interdit au moins de 18 ans. Il manque juste un mode multi pour que... Ah mais non, il est prévu !
Max Payne 3
Sortie le 18 mai
Éditeur : Rockstar
Toutes les infos sur le jeu ICI